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À la recherche d’un nouveau paradigme social

Publié le lundi 30 novembre 2020 Consulter tous les articles

À la recherche d’un nouveau paradigme social

 

Le monde a besoin d’un nouveau paradigme pour accom­pagner l’humanité sur un chemin harmonieux qui préser­vera la planète et les Hommes. Les enjeux écologiques, sanitaires et économiques actuels nous montrent combien il est difficile de mobiliser et de rassem­bler autour d’une cause commune. A l’échelle individuelle et collective, comment faire pour nous mettre en mouvement vers un nouveau mode de fonctionnement ?

 

Aujourd’hui, même la démonstration, par des images fortes de catastrophes en tout genre ne suffit pas à engager fermement une dynamique inverse et globale. Scientifiques, politiques, altermondia­listes, citoyens ordinaires, associations… nombreux sont ceux qui tentent de se mobiliser pour rassembler autour d’une cause d’intérêt général. Il leur manque une chose, celle d’une organisation qui avance ensemble, qui partage un même objectif, les mêmes valeurs, l’intérêt commun, l’éthique, les moyens et les ressources : la force d’une gouvernance qui parie sur l’intelligence collective et la bienveillance avec un leadership positif, offensif et altruiste.

 

Des actions individuelles au service d’enjeux globaux

 

L’Homme est confronté à un système qu’il a lui-même créé et dont il perd progressivement le contrôle dans un phénomène entropique. Le défi à relever est à la mesure des enjeux, celui de transformer notre mode de fonctionnement à l’échelle pla­nétaire, sociétale et territoriale. Dans une réflexion géopolitique globale, Henry Kissinger indique que :

« Reconstruire le système international est aujourd’hui le défi ul­time de l’art de gouverner. La recherche contemporaine d’un ordre mondial exigera une stratégie cohérente pour établir un concept d’ordre à l’intérieur des différentes régions et pour relier ces ordres régionaux les uns aux autres ».

 

De la planète en passant par les nations, nous parvenons à l’ordre des régions et à l’ordre territorial. Nous nous rappro­chons de ce qui nous est proche. Les enjeux doivent être associés à une prise de conscience de la réalité des histoires et des cultures de chaque région et des citoyens qui y vivent.

En réalité, les enjeux autour des causes générales comme le climat ou la santé sont bien compris par le plus grand nombre. Mais à l’échelle individuelle, beaucoup se sentent désemparés ou démunis voire non concernés. Qui se sent réellement respon­sable ? Responsable d’engager une action individuelle pour relever un défi qui semble totalement nous dépasser ?

Faites l’expérience, demandez à un groupe de personnes s’ils sont convaincus que le climat change à l’échelle planétaire. Vous aurez 95 % des personnes qui lèveront le bras, restera les 5 % de climatosceptiques. Demandez ensuite s’ils ont le senti­ment à leur échelle, que cela a un impact sur leur quotidien. 70 % vous répondront que non, 30 % pour la cause émettront un oui mal assuré et les 5 % de réfractaires se mêleront dans la masse des 70 %. Demandez enfin, quelles sont les actions engagées ou qu’ils pensent, eux-mêmes, engager. Résultat, la grande majorité ne se sent pas directement concernée et n’a pas une conscience forte des impacts à venir. La mobilisation est finalement très faible. Et même, s’ils souhaitaient s’engager, ce serait le parcours du combattant pour trouver le sens et les moyens de leurs actions.

Mobiliser est extrêmement complexe à cette échelle. Il ne faut bien sûr pas y renoncer mais trouver les moyens pour inspirerrassembler et soutenir tous ceux qui souhaiteraient s’engager dans un mouvement de transformation dont la cible fut elle bien déterminée.

 

Les 9 fondamentaux d’ETHICS Group pour se mettre en mouvement

 

Nous pouvons être convaincus que c’est en pariant sur l’in­telligence collective, l’intelligence émotionnelle, la bien­veillance, la sollicitude, la simplicité et en élevant notre conscience jusqu’à la pleine conscience du tout et de soi que nous pourrons bâtir un nouveau mode de fonctionnement plus participatif et coopératif pour agir ensemble et bien vivre ensemble.

Nous sommes de plus en plus nombreux à écrire, à parler, à échanger et à être convaincus que le moment est venu d’agir ensemble. Nous devons lancer le mouvement pas dans le sens politique du terme mais dans le sens social. Dans une dynamique éclai­rée, constructive et ouverte. Un mouvement qui respectera le rythme de chacun et qui se base sur des fondamentaux communs :

1. S’accomplir et progresser : l’activité professionnelle peut directement participer au sentiment d’un développement continu et peut permettre aux individus de se sentir progresser et réaliser leur potentiel dans une dynamique positive

2. Conscientiser le sens du travail : l’activité professionnelle participe à la construction du sens et des objectifs de vie. Elle est porteuse de sens, par la valeur et l’importance données au travail et par la possibilité d’orienter son activité, ses actions en lien avec les desseins auxquels chacun adhère

3. Développer le sentiment d’appartenance : l’activité professionnelle est porteuse de lien social et d’identification car elle permet à tout un chacun de tisser ses réseaux et de partager des éléments identitaires qui permettent de se reconnaître et d’appartenir à un collectif, une équipe, une entreprise. Ce sentiment d’appartenance est porteur d’engagements

4. Percevoir la reconnaissance : en participant à l’identité des personnes, le travail est porteur d’une « valeur sociale ». Être reconnu dans et par le travail permet de se sentir utile et apprécié en tant que personne et en tant que professionnel. Renforçant l’estime de soi et le soutien interpersonnel, la reconnaissance participe au bien-vivre au travail

5. Créer un climat de confiance : la confiance dans les relations professionnelles favorise un sentiment de sécurité et de sérénité. Être en confiance ne s’arrête pas aux frontières de l’organisation car cette dimension du bien-vivre se manifeste dans les relations externes

6. Favoriser le travail en coopération : le travail est un puissant stimulateur qui permet de relever des défis et favoriser l’intelligence collective. L’interdépendance des moyens et des buts dans des échanges stimulants sont à la base du travail collectif pour créer des relations de solidarités et des mécanismes de travail propices à l’atteinte des objectifs du groupe

7. Contribuer à la société : offrir par le travail un espace de contribution sociale et sociétale en permettant à chacun d’être un contributeur de ce projet constitue un levier du bien-vivre. L’engagement professionnel est ainsi renforcé par la contribution de l’organisation à environnement social et sociétal

8. Prendre des initiatives au bon niveau : l’autonomie constitue un facteur reconnu de l’expérience positive au travail, caractérisée par le sentiment d’être à l’origine de ses actions et en cohérence avec l’organisation de sorte à les assumer entièrement. La maîtrise de la subsidiarité et du cadre dans lequel les individus exercent leur autonomie permet d’en poser les limites et le glissement possible vers l’individualisme

9. Être en accord avec ses talents : tout un chacun est porteur d’une singularité, d’éléments uniques et rares qui dans un espace coopératif constituent la richesse de l’entreprise. Contribuer à l’organisation et sa réussite en exprimant ses talents participe à l’expérience du bien-vivre au travail

 

Le mouvement de transformation viendra si nous réussis­sons le passage de l’argumentation à la pratique, de l’inten­tion à l’action dans une dynamique collective. Il sera pérenne s’il est porteur de sens et concrétise des progrès significatifs pour la majorité. Le mouvement doit en réalité être un mou­vement progressiste continu qui appartient à tous ceux qui en partagent le sens. Nous sommes responsables à titre indi­viduel de nous inscrire dans l’action. Une sorte de croyance doit se développer avec la volonté de passer de l’intention à l’action pour nous mobiliser et nous rassembler.

Se rassem­bler dans une action collective c’est effectivement en partager le sens mais c’est aussi et avant tout, s’engager pour la faire grandir et l’enrichir de ses idées. Le sens se consolidera en­suite. Se rassembler c’est donner à l’action collective la force de concrétiser le mouvement et de relever les défis. Seul ou dispersé, c’est impossible.