Terr'Arbouts
Projet agrivoltaïque de génération solidaire
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Pourquoi ce projet ?


 

L’intérêt commun et contraint de retrouver des eaux naturelles de qualité

 

L’Agence Régionale de Santé (ARS) a mis en évidence que les eaux brutes des forages en eau potable d’Orist et des Arbouts (Saint-Gein et Pujo-le-Plan), captages considérés comme prioritaires depuis 2016 dans les Landes, montrent une concentration en métabolites de pesticides supérieures à la limite réglementaire de 2 μg/L.

 

Ce résultat est principalement lié à l’utilisation de produits phytosanitaires utilisés dans le passé ou actuellement comme herbicides dans les cultures du maïs.

 

Le Syndicat Départemental d’Equipement des Communes des Landes (SYDEC), compétent pour les services eaux et assainissement, a mis en place des mesures curatives et préventives d’amélioration de la qualité de l’eau pour les captages qu’il exploite, en particulier « Les Arbouts » à Saint Gein et « Borde » à Pujo-le-Plan.

 

Ces mesures ont été prises dans le cadre d’un arrêté de la Préfecture des Landes daté du 17 janvier 2018 accordant au SYDEC une dérogation de mise en œuvre des dispositions nécessaires à un retour à une distribution d'eau conforme pour le paramètre pesticides dans un délai maximal de 3 années.

 

Ces mesures seront aussi prises en compte dans un prochain Plan d’Action Territorial (PAT) actuellement en cours d’élaboration. Ce PAT permettra de définir des actions de sensibilisation, d’animation, de formation et d’accompagnement au changement de pratiques ayant pour but, en particulier, de lutter contre les pollutions diffuses et rendre à terme aux ressources en eau une qualité proche de l’originelle.

 

À terme, l’adoption de nouvelles pratiques dans le but de reconquérir la qualité des eaux souterraines permettra à la fois de contribuer à la protection efficace et durable de la ressource et de contribuer à maîtriser les coûts des mesures de traitement et donc d’éviter leur répercussion sur le prix de l’eau.

 

 

L’association « Pujo Arbouts Territoire AgriVoltaïsme » : de l’intention à l’action

 

La réflexion commune engagée sur le territoire partage un même constat : les nouvelles pratiques consistant à réduire les doses de produits phytosanitaires et à changer les méthodes de désherbage sont difficilement compatibles avec le maintien des cultures maïsicoles majoritairement réalisées sur la zone (plus de 70 % des parcelles concernées).

 

Mobilisés autour de cette question, 30 exploitants se sont regroupés au sein d’une association spécialement créée, « Pujo Arbouts Territoire AgriVoltaïsme » ou PATAV, pour réfléchir collectivement aux solutions qui leur permettraient de favoriser une conversion viable et durable de leur activité.

 

La solution qui a été identifiée est celle d’un projet d’agrivoltaïsme, c’est à dire combinant productions agricoles et production électrique solaire. Celle-ci serait pertinente pour répondre simultanément à plusieurs défis :

  • Agir en faveur de l’environnement et du changement climatique autant à l’échelle locale que nationale
  • Diversifier les revenus agricoles dans une image d’exploitation de « nouvelle génération » 
  • Renforcer son activité dans un contexte de la volatilité des prix des matières agricoles
  • Contribuer au développement des énergies renouvelables et donc aux objectifs de l’autonomie énergétique
  • Créer une nouvelle activité économique sur le territoire et donc de nouveaux débouchés et emplois

 

Pour les accompagner dans la réflexion et la mise en œuvre de cette innovation sur l’ensemble de la zone d’alimentation des captages, PATAV a consulté plusieurs partenaires potentiels. L’association, à l’unanimité de ses membres, a sélectionné la société Green Lighthouse Développement (GLHD).

 

Le nom qui a été retenu pour le projet agrivoltaïque est « Terr’Arbouts ».

 

 

Une dynamique territoriale de transition agricole et alimentaire

 

L’enjeu de la limitation de la pollution liée à l’usage des produits phytosanitaires est aujourd’hui partagé par nombre d’acteurs du territoire.

 

En 2018, le département des Landes a exprimé sa volonté de conduire durablement une politique d’incitation et d’accompagnement à la modification des pratiques agricoles pour une agriculture respectueuse de l’environnement, menée en partenariat avec la Chambre d’Agriculture des Landes et la Fédération des CUMA 640.

 

La réflexion collective vise non seulement à sensibiliser et à accompagner les agriculteurs déjà installés vers des pratiques plus respectueuses de l'environnement, mais aussi à encourager la diversification des productions et à faciliter la vente directe.

 

La nouvelle dynamique qui s’opère sur le territoire est donc aussi le moyen d’organiser la réponse des exploitants à la demande accrue des consommateurs en produits locaux de qualité.